Depuis dix ans, la Fondation Amanjaya soutient les programmes éducatifs de Sipar et particulièrement le programme « Bibliothèques mobiles » dont l’objectif est d’apporter le livre et créer des habitudes de lecture, tout en diffusant des messages clés, aux populations des communautés isolées du Cambodge.
Des bibliothèques mobiles pour semer le livre
Né en 2000, le programme bibliothèques mobiles compte aujourd’hui 11 véhicules (7 bibliobus, 2 biblio bateau et 2 biblio tuk-tuks). Ils sillonnent plus d’une centaine de sites différents les routes et les eaux de sept provinces du Cambodge et des banlieues de Phnom Penh afin de porter le livre aux personnes défavorisées. Le manque d’infrastructures, telles que des bibliothèques publiques, prive les communautés des banlieues des villes et des zones rurales de l’accès aux livres.
Au-delà de la lecture, sensibiliser
En complément des activités de narration, de lecture libre et d’emprunts de livres à la maison, les bibliothécaires-éducateurs de l’équipe Sipar proposent du soutien scolaire et des séances de sensibilisation à des thématiques variées.
Parmi les thématiques les plus abordées :
L’environnement : l’importance de le protéger et comment, connaître la biodiversité du Cambodge et son importance, sensibilisation à l’utilisation du plastique, au ramassage des déchets et au recyclage etc.
Les sciences : sciences, technologies, arts, mathématiques, ingénierie… Autant de thématiques pour faire découvrir le monde des sciences, souvent impressionnant, grâce à du matériel éducatif adapté
La santé et la nutrition : contribuer à améliorer la santé, l’hygiène et la nutrition des petits et grands pour un développement optimal
La sécurité routière : sensibiliser au code de la route, au port du casque et à la sécurité routière
Le biblio-bateau : un projet pérennisé grâce à la Fondation Amanjaya
Pendant plus de quatre ans, la Fondation Amanjaya a soutenu le projet de biblio-bateau qui vogue sur le lac Tonlé, plus grand lac d’Asie du Sud-Est. A ce jour, les sites anciennement desservis par le bateau sont totalement autonomes et l’ensemble des activités ont été reprises par la commune. Sipar y a installé des micro-bibliothèques, dotées chacune de centaines de livres, qui sont gérées directement par des habitants volontaires. S’ils sont d’abord bénéficiaires, les enfants et adultes deviennent progressivement acteurs puis porteurs du projet. L’autonomisation des populations est au cœur de l’ADN de Sipar.
Le biblio-bateau dessert aujourd’hui de nouveaux villages flottants, dans une autre commune du Tonlé Sap.
« La Fondation Amanjaya est un véritable partenaire depuis toujours. Grâce à eux, nous avons pu développer le programme bibliothèques mobiles qu’ils continuent aujourd’hui de soutenir généreusement après toutes ces années. Nous évoluons ensemble. Un grand merci à la Fondation et aux équipes pour leur confiance renouvelée en Sipar et son engagement pour l’éducation au Cambodge. » Bernadette Chaventon, fondatrice de Sipar.
En 2025, Passerelles Numériques (PN) célèbre fièrement 20 ans d’action pour offrir aux jeunes les plus défavorisés de nouvelles perspectives grâce à l’éducation numérique et aux métiers du digital. Depuis l’ouverture du premier centre à Phnom Penh en 2005, l’action s’est étendue aux Philippines (2009), au Vietnam (2010) et, plus récemment, à Madagascar (2021). En deux décennies, PN est devenu un acteur de référence dans la formation digitale de haute qualité, permettant à des milliers de jeunes d’accéder à des carrières durables.
Un soutien régulier de la Fondation Amanjaya
Depuis de nombreuses années, la Fondation Amanjaya soutient Passerelles Numériques pour amplifier son impact. Fidèle à sa mission d’œuvrer pour l’accès à l’éducation des populations les plus défavorisées, la Fondation Amanjaya a contribué à transformer des destins en soutenant les programmes de formation et d’accompagnement de l’association.
Grâce à ce partenariat et à une vision commune, nous offrons à des jeunes âgés de 17 à 24 ans, issus de milieux extrêmement précaires, une formation gratuite et complète dans les métiers du numérique. Cette formation, alliant excellence technique et accompagnement humain, leur permet de construire un avenir professionnel solide et de sortir durablement, avec leurs familles, de la pauvreté. Dans une approche inclusive affirmée, 50% de ces étudiants sont des jeunes femmes.
Une éducation holistique et inclusive
Le modèle de formation de PN, sur deux à trois ans, épouse une approche globale :
Compétences techniques en IT et développement logiciel
Compétences professionnelles (anglais, travail en équipe, employabilité)
Développement personnel (confiance en soi, responsabilité, solidarité)
30% du parcours en entreprise pour faciliter l’intégration immédiate dans l’emploi
Depuis 2005, PN a formé plus de 3 000 jeunes, dont plus de la moitié sont des jeunes femmes. Résultat :
92% trouvent un emploi qualifié en moins de deux mois
Les revenus familiaux sont multipliés en moyenne par quatre
Les diplômés deviennent à leur tour modèles et leaders dans leurs communautés
Vers un futur durable
Pour renforcer son impact et assurer la pérennité de ses actions, PN déploie un plan stratégique sur 9 ans visant à accroître l’autonomie de ses centres, améliorer leurs processus et consolider leurs réseaux locaux.
Avec l’appui de partenaires de long terme, PN adopte un modèle de développement durable pour former toujours plus de jeunes et garantir un impact profond et pérenne.
Dans la continuité de ces 20 ans d’action, et avec le soutien de la fondation Amanjaya, Passerelles Numériques continue à ouvrir des portes, à briser les barrières et à transformer des vies. Ensemble, nous faisons plus que former des jeunes : nous construisons l’avenir.
Mékong Plus vise à éliminer la pauvreté, et l’un de ses leviers privilégiés est l’aide à l’éducation : l’accès à l’école comme la qualité de l’éducation. La majorité des plus pauvres vivent dans des campagnes reculées, et c’est là que travaille Mékong Plus, particulièrement au Vietnam. Ce projet se déroule dans la province de Haü Giang, District de Phung Hiêp, au sein de 25 écoles – maternelles, primaires, collèges et lycées – du district. Il s’agit d’un des districts les plus pauvres du Delta du Mékong, qui compte plus de 210.000 habitants et est totalement dépendant de l’agriculture et de la pêche. 16% des paysans sont sans terre, vivent d’un peu de pêche et d’emplois journaliers 10 jours par mois seulement. Environ 15% des personnes de cette région vivent sous le seuil de la pauvreté absolue, 50 centimes d’euro par jour…
Lecture en groupe
Selon les mots d’un directeur d’école : « c’est très nécessaire d’améliorer la qualité de l’éducation à l’école, des bibliothèques etc. mais il n’y d’impact que si les enfants ont accès à l’école ». Or l’éducation est extrêmement coûteuse. En maternelle – obligatoire au Vietnam – il faut compter l’équivalent de plus d’une année du budget annuel par personne : environ 300 euros par enfant et par an ; pourtant dans les familles pauvres visées par Mékong Plus – qui représentent 10% de la population locale – le budget par personne n’est que de 15 euros par mois – pour se nourrir, s’habiller, se loger… En conséquence les ménages pauvres ne peuvent inscrire leur enfant qu’en dernière année de maternelle, pour que l’accès au primaire ne leur soit pas refusé. Seul moyen pour y parvenir : le ménage s’endette et demande une réduction des frais. Au primaire, le coût par enfant est de 20 euros par an. Au collège le coût reste du même ordre, cependant beaucoup d’enfants sont contraints de prendre des cours supplémentaires qui coûtent 3 euros par mois et par matière. Ceci représente 15% du budget familial pour un seul enfant. Au lycée, les coûts explosent : à cause de la distance de parfois plusieurs dizaines de km, il faut un moyen de transport ou louer une chambre. Les cours supplémentaires sont indispensables. Le coût est alors de plus de 50 euros par mois, ce qui explique que beaucoup d’enfants vietnamiens – près de 25 % – n’y ont pas accès. Ces 50 euros représentent 100% du budget familial, pour un seul enfant. De nouveau le ménage doit s’endetter.
Tran Thi Nhu, 16 ans
La mobilisation d’une communauté
Mékong Plus offre des bourses scolaires de 20 euros à des lycéens choisis parmi les enfants les plus pauvres qui risquent d’arrêter l’école. Les résultats scolaires ne sont pas un critère important mais les parents doivent s’engager à laisser l’enfant poursuivre l’école. L’octroi des bourses est conditionné à une forte participation communautaire, via la course/marche de la solidarité : ainsi chaque année plus de 125.000 personnes participent et les dons des villageois se montent à environ 37.000 euros.
Avec le Covid et le confinement strict imposé depuis juillet 2021, tout a été bouleversé : les enfants sont contraints d’étudier en ligne; or 80% d’entre eux n’ont pas de smartphone. Mékong Plus propose des microcrédits de 100 euros pour l’achat d’un smartphone d’occasion, remboursés sur 10 mois (Il faut se souvenir que le crédit dans de nombreux pays est inaccessible aux pauvres sinon à des taux usuraires). L’ONG a étudié et sélectionné des logiciels pédagogiques adaptés au smartphone – notamment https://sieutrinhohocduong.com/NamPhutThuocBai – et des logiciels permettant aux parents de contrôler le temps passé en ligne et de limiter les sites accessibles, pour éviter les dérives d’utilisation. Elle espère ainsi que les cours supplémentaires, très coûteux, deviendront moins nécessaires.
Quynh, 10 ans
Mékong Plus accompagne dans la réalisation de ce projet son partenaire local Anh Duong « Rayon de Soleil » qui exécute le projet sur le terrain pour les bénéficiaires directs, et gère également tous les aspects de mise en réseau et d’aide aux autorités, aux écoles et aux familles. Grâce à ce projet, ce sont 150 enfants entre 6 et 18 ans issus des familles extrêmement pauvres qui reçoivent une bourse scolaire, des livres scolaires ou un microcrédit pour un smartphone reconditionné permettant le maintien de leur scolarité à l’école ou à la maison. Parmi ces bénéficiaires, au moins 50 % sont des filles.